Base de données « EDVIGE »
Je souhaite vous parler aujourd'hui d'un sujet polémique et d'actualité: la création du fichier « EDVIGE ». 
En effet, sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens par la création de la base de données « EDVIGE » (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale).
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements sur les personnes (dès l'âge de treize ans) considérées, par la police, comme susceptibles de porter atteinte à « l'ordre public ».
De plus, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif » (donc qui a un tant soit peu investi sa vie de citoyen/ne) sera aussi rigoureusement fichée avec " EDVIGE ".
" EDVIGE " permettra de compiler des renseignements tels que : l'état civil, des photographies mais aussi les fréquentations, le comportement, les déplacements, l'appartenance ethnique, la vie sexuelle, les opinions politiques, philosophiques, religieuses, les appartenances syndicales et associatives, l'état de santé (statut sérologique, par exemple) ...
La création de cette base de données pose de nombreuses questions que je ne développerai pas ici de façon exhaustive.
Mais par exemple on peut se demander en quoi des éléments tels que la vie sexuelle ou les opinions philosophiques peuvent présenter un quelconque intérêt pour la police?
De plus, comment ne pas rapprocher EDVIGE d'un contexte autoritaire plus global qui remet en cause certaines formes de liberté dans notre pays (indépendance des médias, de la justice...)?
EDVIGE a-t-elle pour but à long terme de prémunir le gouvernement en place contre toute forme d'opposition ?
Je trouvais donc intéressant de réfléchir avec vous sur ce que je considère comme une dérive sécuritaire dans notre pays, qui n'est pas sans rappeler 1984 de George Orwell et son « Big Brother ».
N'hésitez pas à donner votre avis, même s'il est différent du mien.

En effet, sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens par la création de la base de données « EDVIGE » (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale).
En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements sur les personnes (dès l'âge de treize ans) considérées, par la police, comme susceptibles de porter atteinte à « l'ordre public ».
De plus, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif » (donc qui a un tant soit peu investi sa vie de citoyen/ne) sera aussi rigoureusement fichée avec " EDVIGE ".
" EDVIGE " permettra de compiler des renseignements tels que : l'état civil, des photographies mais aussi les fréquentations, le comportement, les déplacements, l'appartenance ethnique, la vie sexuelle, les opinions politiques, philosophiques, religieuses, les appartenances syndicales et associatives, l'état de santé (statut sérologique, par exemple) ...
La création de cette base de données pose de nombreuses questions que je ne développerai pas ici de façon exhaustive.
Mais par exemple on peut se demander en quoi des éléments tels que la vie sexuelle ou les opinions philosophiques peuvent présenter un quelconque intérêt pour la police?
De plus, comment ne pas rapprocher EDVIGE d'un contexte autoritaire plus global qui remet en cause certaines formes de liberté dans notre pays (indépendance des médias, de la justice...)?
EDVIGE a-t-elle pour but à long terme de prémunir le gouvernement en place contre toute forme d'opposition ?
Je trouvais donc intéressant de réfléchir avec vous sur ce que je considère comme une dérive sécuritaire dans notre pays, qui n'est pas sans rappeler 1984 de George Orwell et son « Big Brother ».
N'hésitez pas à donner votre avis, même s'il est différent du mien.
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