Apparition....

Publié le par Fanchon




La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles.
- C'était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S'enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d'un Rêve au coeur qui l'a cueilli.
J'errais donc, l'oeil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m'es en riant apparue
Et j'ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d'enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées.


Stéphane Mallarmé



 

 

 

Image issue du site deviant art

Publié dans Poèsie

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Mimi 27/06/2009 03:03

Coucou Fanchon, un petit mot pour te souhaiter un bon WE et j'espère que tout s'est bien passé pour toi... on va attendre de tes nouvelles, bisous.

Théo 25/06/2009 19:49

Soupir ! Que peut-on ajouter à un poème de Mallarmé ??? Juste une très belle photo, comme tu l'as fait, Fanchon Bien amicalement

Fanchon 26/06/2009 18:55


Merci de ta visite. Biz et bon weekend à toi !


Linda & Picasso ::0071:: 22/06/2009 09:04

je crois pas au fantôme mais a la réincarnation oui ....Bon début de semaine , hier pluie et ce matin soleil! alors pour fêté le début de l'été et l'approche des vacances pour ceux qui partent voici un poéme, ok je triche il est pas de moi, mais avec le deuil de mon amie je n'arrive a rien écrire. au fait merci a ceux qui passent encore chez elle mettre juste une pensée. ça lui fait bcp de bien ce soutient, je sais qu'elle n'a pas écris de chose nouvelle mais avec le deuil d'un enfant c'est normal non?! Alors un profond merci a votre sensibilité dans cette terrible douleur.
Le réveil d'Hélios
Le jeune homme divin, nourrisson de Délos, dans sa khlamyde d'or quitte l' azur des flots ; de leurs baisers d'argent son épaule étincelle, et sur ses pieds légers l'onde amère ruisselle. à l'essieu plein de force il attache soudain la roue à jantes d'or, à sept rayons d'airain. Les moyeux sont d'argent aussi bien que le siège. Le dieu soumet au joug quatre étalons de neige, qui, rebelles au frein, mais au timon liés, hérissés, écumants, sur leurs jarrets ployés, hennissent vers les cieux, de leurs naseaux splendides. Mais du quadruple effort de ses rênes solides, le fils d' Hypérion courbe leurs cols nerveux. Et le vent de la mer agite ses cheveux ; et Séléné pâlit, et les heures divines font descendre l'aurore aux lointaines collines. Le dieu s'écrie ! Il part, et dans l'ampleur du ciel il pousse étincelant le quadrige éternel. L'air sonore s'emplit de flamme et d'harmonie. L'océan qui palpite en sa plainte infinie, pour saluer Hélios murmure un chant plus doux ; et semblable à la vierge en face de l'époux, la terre, au bord brumeux des ondes apaisées, s' éveille en rougissant sur son lit de rosées.
Leconte de Lisle, tiré de Poèmes antiques (1852)

Fanchon 23/06/2009 11:57


Merci de ta visite. Passe toi aussi une très bonne semaine !


chris 22/06/2009 04:52

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Raphael 21/06/2009 11:53

Ouahh ! Elle est super l'image.^^

Fanchon 21/06/2009 12:11


Oui, je l'aime beaucoup aussi !