Dimanche 27 janvier 2008
7
27
/01
/Jan
/2008
18:41
" Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me batterai pour que vous puissiez le dire."
Voltaire
J'aime bien cette phrase de Voltaire. Elle évoque la liberté d'expression qui
est pour moi quelquechose de fondamental. Cependant il semblerait que notre société ait un peu oublié cette idée: évidemment nous sommes libres de dire ce que nous pensons mais surtout si c'est en
accord avec la pensée dominante véhiculée par les représentants de notre Etat....
Nous avons (encore ....) le droit de le dire en petit comité, avec nos amis ce que nous pensons mais plus actuellement au travers de la plupart des médias qui selon moi ne répondent plus à leur
fonction fondamentale qu'est l'information.
Cependant nos dirigeants et la plupart des médias ne se sont-ils jamais rendus compte que la diversité des idées et la confrontation avec des gens qui pensent différemment, sont en soi un
enrichissement ,qu'elles permettent de se remmettre en question et de faire avancer la société tout en respectant l'un des principes fondamentaux de notre république: la
liberté?...
Par Fanchon
-
Publié dans : Philosophie
-
3
Samedi 26 janvier 2008
6
26
/01
/Jan
/2008
13:37
C'est un trou de verdure où chante
une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent; où le soleil de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; Il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pale dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme:
Nature berce le chaudement: il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud
Ce poème est pour moi un hymne à la paix. Rimbaud a été inspiré par l'horreur de la guerre de 1870 mais cela reste encore (malheureusement...) d'actualité.
Par Fanchon
-
Publié dans : Poèsie
-
4
Jeudi 24 janvier 2008
4
24
/01
/Jan
/2008
13:22
Voilà un film qui m'a beaucoup plu, qui fait réflechir sur ce que nous sommes préts à faire et à sacrifier pour nos idées et notre liberté.
Dans le contexte politique actuel je trouve ce film particulièrement pertinent de part sa dimension philosophique dénonciatrice à la 1984 de Georges Orwell pour ceux qui
connaissent (qui est soit dit en passant l'un de mes livres favoris...).
Cependant même pour ceux qui n'aiment pas "se prendre la tête" avec la philosophie, cela reste un très bon film de science fiction, même si selon moi ce qui fait la plus
grande qualité de ce film c'est sa dimension presque prémonitoire de l'évolution de notre société.
Par Fanchon
-
Publié dans : Cinéma/séries
2
Lundi 21 janvier 2008
1
21
/01
/Jan
/2008
22:07
" Il faut toujours être ivre. Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il vous
vous ennivrer sans trêve.
Mais de quoi? de vin, de poèsie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez vous.
Et si quelques fois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent,
à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l'étoile,
l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer ! pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez- vous ; enivrez vous sans cesse ! De vin de poèsie ou de vertu,
à votre guise."
Charles Baudelaire
Par Fanchon
-
Publié dans : Poèsie
-
2
Dimanche 20 janvier 2008
7
20
/01
/Jan
/2008
16:35
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon patelot aussi devenait idéal,
J'allais sous le ciel, Muse! et j'étais ton féal;
Oh! là! là! que d'amours splendides j'ai révées!
Mon unique culotte avait un large trou.
-petit poucet rêveur, j'égrainais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande Ourse.
-Mes étoiles au ciel avaient un doux frou frou.
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied contre mon coeur !
Arthur Rimbaud
Par Fanchon
-
Publié dans : Poèsie
-
0